Coucou les amis,

Aujourd'hui on va se détendre avec une petite visite en image de la réserve archéologique d'Aubigné Racan dans la Sarthe dont les fouilles ont réellement commencé en 1977. Je suis nulle en histoire mais j'aime toujours me cultiver et connaître la vie avant pour me rappeler que finalement nous n'avons pas besoin de grand chose pour vivre et que le bonheur n'est vraiment pas dans les choses extérieures mais bel et bien dans notre esprit. Pour ne pas faire d'erreur, je vais me contenter de recopier les textes présents sur le site.

"Si les vestiges d'Aubigné Racan sont signalés depuis le début du XVIIIe siècle, ce n'est qu'en 1874 qu'ils sont identifiés à des monuments gallo-romains. Depuis 1972, date des premières prospections, par photographie aérienne, organisées par le Ministère de la Culture et le Centre de Documentation Archéologique de Sablé, les édifices ont été étudiés scientifiquement et méthodiquement dégagés. Les fouilles ont ainsi révélé un théâtre, deux temples, un vaste marché-forum, des thermes alimentés par un aqueduc souterrain, mais aussi différents structures protohistoriques.

Le site d'Aubigné Racan, établi sur la rive droite du Loir à l'extrême sud du territoire de la cité des Aulerques Cénomans, dont la capitale est Vindinum (Le Mans), marque la frontière de trois peuples gaulois, les Andes, les Turones, et les Aulerques Cénomans, correspondants à peu près aux limites actuelles des départements du Maine-et-Loire, de l'Indre-et-Loire et de la Sarthe. il connait une longue période d'occupation antérieure aux constructions antiques. Ainsi, la Butte de Vaux, qui domine la vallée du Loir, a livré un rempart établi sans doute au IVe ou au IIIe siècle avant notre ère, qui couronnait le sommet du plateau sur 900 m de long, délimitant un espace d'un peu plus de 3 hectares. A la pointe sud de l'éperon, ce rempart recouvre des habitats antérieurs datés du Bronze final. Des fragments d'amphores italiques attestent une présence sur la plateau jusqu'au milieu du Ie siècle de notre ère. Cette occupation ancienne se prolonge dans la plaine, sous les édifices gallo-romains, où plusieurs structures protohistoriques, notamment à caractères funéraires, ont été dégagées.

20180427_142851

L'ensemble gallo-romain a été édifié et aménagé progressivement entre les années 60 et 150 de notre ère et fréquenté jusqu'au IVe siècle. Si ses origines sont maintenant bien établies, sa fonction et les raisons de son abandon demeurent difficiles à entrevoir. Il ne s'agit pas, dans l'état actuel de la recherche scientifique, d'un site d'habitat permanent mais plutôt d'un lieu dont la parure monumentale servait de cadre à des activités saisonnières, commerciales et religieuses. Des raisons économiques, les troubles de la fin du IIIe siècle de notre ère et le développement du christianisme, ont sans doute provoqué l'abandon du complexe antique d'Aubigné Racan."

Allez c'est parti pour la visite !! Un point un peu négatif de ce site : la route très passante qui sépare en deux la réserve archéologique. Premièrement cela reste très dangereux de traverser, non comptant qu'il n'y a pas de passage piéton, et deuxièmement entre le bruit, la pollution, cela manque de calme. Cependant, j'aime les champs remplis de fleurs au printemps.

IMG_8475  IMG_8483

Commençons la visite par deux bâtiments qui ne sont pas représentés sur le terrain mais sur la carte ci-dessus, à savoir le Temple II et le bâtiment à portiques (ou galerie).

"Le site archéologique d'Aubigné Racan est riche de vestiges non encore fouillés qui constituent, pour les chercheurs, une réserve archéologique. Outre un secteur qui a livré, les années passées, un abondant mobilier gaulois, des monuments complètent le plan d'ensemble gallo-romain :

Le Temple II : De plus petites dimensions que le grand sanctuaire, cet édifice semble présenter les divisions des temples classiques à podium : escalier monumental, verstibule et cella. Aucun vestiges de galerie autour de la cella ou de péribole n'a été observé.

Le bâtiment à galerie : La fonction de cet édifice long d'environ 90 m et parallèle au mur du péribole du Temple I, demeure énigmatique. Peut-être s'agissait-il d'un bâtiment destiné à l'accueil des fidèles ?"

Approchons-nous maintenant du premier vestige visible, le Temple I... 

IMG_8467

"Edifié dans la seconde moitié du Ier siècle de notre ère, le Temple (1) est situé au coeur d'une vaste aire sacrée de 90 m de côté, délimitée par le péribole (2) rythmé par huit exèdres (3) semi-circulaires dont la fonction demeure inconnue. Au nord, un accés secondaire est marqué par un large perron (4).

Un bassin (5) placé dans l'axe oblitère une ancienne voie d'accès.

IMG_8468

La monumentalité de l'édifice et de l'aire sacré, la présence d'un grand escalier de façade ainsi que la découverte d'éléments de statuaire en bronze et notamment d'une aile de statuelle de Victoire, incitent à y voir un sanctuaire destiné au culte impérial.

Fouillé de 1986 à 1988 puis de 1992 à 2001, le temple a livré peu d'objets (une dizaine de monnaies, quelques fragments de bronze et de céramique).

Il est abandonné au IVe siècle de notre ère mais, durant le haut Moyen Age, du VIe au VIIIe siècle, la population locale y installe une petite nécropole de quarante sépultures perpétuant ainsi l'occupation du lieu."

20180427_142841

Et voici ce que cela donnait à l'époque... Merci à ce merveilleux dessinateur, Pascal Mariette, pour ces restitutions !! 

Temple_aubigne-racan

Poursuivons notre visite avec les thermes, endroit magique pour ma part !! 

IMG_8470

"Etablis à 50 m au sud du temple I, les thermes ont été édifiés dans le dernier quart du Ier siècle de notre ère. L'entrée se faisait à l'est par une porte abritée sous un auvent (1). Sur trois côtés une galerie à portique bordait la palestre ou étaient pratiqués des exercices physiques (2). L'apoditérium (3), au sud, servait de vestiaire. Cette vaste pièce communiquait avec l'aile ouest où plusieurs salles à disposition linéaire constituaient la zone proprement thermale.

IMG_8471

Après l'unctorium (4) où l'usager se frotte le corps d'huile, suivent le frigidarium (salle froide, 5) auquel est adjointe une piscine semi-circulaire, puis le tepidarium (salle tiède, 6) qui permettait l'accès aux salles chaudes divisées entre l'assa sudatio (étuve sèche,7) où le corps transpire abondamment et le solium (8) où il est possible de s'asperger d'eau et de se plonger dans le labrum (piscine d'eau chaude).

IMG_8472

Un ingénieux système de chauffage (hypocauste) permettait de créer une circulation d'air chaud sous le sol des salles 6, 7 et 8. Le chauffage se fait à partir d'un foyer voûté, le praefurnium (9), prolongé par un canal de chauffe. L'air chaud circule horizontalement entre les nombreuses pilettes de terre cuite qui supportent le plancher. La chaleur circule également verticalement, jusqu'à la toiture, par l'intermédiaire de briques creuses (tubuli) installées dans les murs et qui servent aussi à l'évacuation des fumées. Deux bassins en bronze, au-dessus du foyer, produisaient l'eau chaude qui alimentait la piscine.

IMG_8473 IMG_8474

Des collecteurs souterrains recouverts de dalles de grès évacuaient l'eau des piscines vers un conduit maçonné à usage de latrines (10).

Les thermes, et particulièrement la palestre, ont livré des éléments de décoration abondants. Ainsi les vestiges de peintures murales, les stucs moulurés à décors végétaux, mais aussi les différents placages et dallages de marbre et les fragments de mosaïque attestent de la richesse et de la variété de l'ornementation de l'édifice."

20180427_144135

Restitution magique !! On s'y croirait !!! 

Thermes_aubigne-racan

Pour finir cette première partie de visite, je vous partage la photo de comment les monuments étaient alimentés en eau :

20180427_144314

Suite au prochain post... N'hésitez pas à vous inscrire à la Newsletter pour être informé des nouveaux articles !!!

Merci pour votre soutien !!

Simplement, Esprit de Gaïa